Jour 97

Ça a commencé vers 6 heures du matin. J'avais beaucoup de mal à respirer. En faisant quelques exercices, j'ai tenu. Je me suis levé à 8 heures et une crise d'étouffement a commencé. Impossible de faire quoique ce soit. En général, cela dure une dizaine de minutes et j'arrive avec beaucoup d'efforts et de concentration à reprendre le contrôle. Mais cette fois je ne pouvais rien faire et devant mon impuissance j'ai commencé à me dire que c'était la fin. Élodie m'a aidé à tenir en posant ses mains et en faisant des chants spontanés jusqu'à ce que les pompiers arrivent. Et j'ai terminé aux urgences, celles de l'hôpital qui me soigne.

Puis, ça a commencé à se calmer et j'ai retrouvé un peu de souffle. J'ai passé la journée entière aux urgences, avec des temps d'attente d'une à deux heures à chaque opération. Ce fut très pénible. Prise de sang et radio et enfin un médecin qui m'a dit qu'il était possible que la chimio fasse effet au point que cela augmente les mucosités, générant encore plus de pression et des périodes d'étouffement. C'est un peu bizarre comme approche : tu vas tellement mieux que tu pourrais en mourir...

Enfin ! Enfin, j'ai pu obtenir une prescription d'un broncho-dilatateur ! Grande victoire après avoir réclamé en vain à tous les médecins, les uns après les autres pendant trois mois ! Bon, c'est la seule bonne nouvelle. Et pardon de raconter des histoires si peu engageantes aujourd'hui.

C'est horrible d'étouffer sans rien pouvoir faire et cela doit être une mort atroce. Si ça devait m'arriver, je ne sais pas comment je gèrerais. Pas bien, je crois.

J'ai kiffé les pompiers. Quel magnifique métier !

Le soir, je me suis offert une bière et des graines. Oui, c'est ça la grosse teuf du moineau alcoolique... 😉

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