De Mâya à Ma il y a…

De retour de cette merveilleuse retraite de Mayakaya Yoga et Vajrasattva, d'aucun.es doivent se sentir exalté.es par tant de "nectar onctueux et lumineux" se déversant en de secrets canaux, et surtout celui d'une "cheminée magique" qu'il ramone encore à grands coups de clarté, d'intelligence, d'extase, et surtout d'amour, cet amour spontané, et donc incontrôlable, jaillissant d'on ne sait où, inondant le corps, les corps, les êtres et tout le Cosmos au point qu'on se demande à nouveau par quelle immense stupidité l'on attendit si longtemps pour soulever une paupière hésitante, juste une fois, sur l'éblouissement de la Claire-Lumière ! Non ?

Dans ce monde dont on sait qu'il est si peu souhaitable en raison de sa cruauté, de sa torpeur, de son imbécilité insurmontable, et en premier de l'espèce humaine furieusement nuisible en tout et pour tout, il est des espaces insoupçonnables au commun, accessibles en l'instant et en mille lieux, qui rabotent les piquants du défaitisme et du cynisme, qui excitent les perspectives quantiques de futurs radieux, qui nous relient sans délai au sacré pendant que tant d'autres envisagent leur précieuses existences comme autant de déchets affublés de maux, d'artifices, de brumes névrotiques d'où émerge parfois quelque selfie improbable.

La lumière nectarine de "l'Être Adamantin" coule tout en dedans de notre corps, et aussi sur notre peau, et notre aura, et tous nos proches, habillant chacun.e d'une douce lumière nacrée pendant que se gorgent les canaux d'une d'une onctueuse félicité et la chaleur mystique du Tummo. Celles et ceux qui renoncent à l'avide certification des illusions, fussent-elles des plus pures, les reconnaissent comme le Jeu Magique d'un Cosmos aimant et lumineux : Ma, la divine mère qui nourrit, protège et guide chaque être dans les trois temps, chaque chose au-delà de son apparence, toutes dualités confondues, résolues, transcendées dans l'union continument disponible de "l’Esprit-Tel".

Desserrer les liens des croyances, des certitudes, des intentions, du moi, de la peur, de la cupidité... tel est le job, facile et joyeux pour qui n'a plus rien à perdre, et tout autant pour qui a réfléchi honnêtement sur les inconvénients de ce monde concomitamment à l'opportunité de posséder une précieuse existence humaine, véhicule du "grand bonheur".

Vajrayogini, réalité immanente de la femme libre, souveraine et victorieuse, essence vibrante de la transmutation immédiate de toute folie en nectar de sagesse, fut joyeusement présente et agissante, brandissant sa coupe crânienne remplie de menstrues bouillonnantes et le hachoir encore dégoulinant. Quant à Vajrasattva qui ne cesse de sourire et de caresser nos têtes, le voici en sa radiance bienveillante et fluide que l’Épouse sait si bien faire ruisseler.

Merci à vous. Et sus à la Citadelle des Éveillés !

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