Ecole de Adi Yoga - Nantes et Ile de France
 
Jour 210

Jour 210

Je dois passer un scan demain dans une autre clinique que l'hôpital habituel. Alors, ils exigent un pass sanitaire avec schéma vaccinal complet. Je ne sais pas comment je vais faire... Ces soignants collabos ne se rendent pas comptent qu'ils trahissent leur serment d’Hippocrate et deviennent ainsi des traitres à l'instar de ceux qui nous "gouvernent". J'ai intérêt à guérir vite fait avant que nous soyons totalement exclus de la société et de ses services de santé. Tant qu'il n'y aura pas de grève générale dans notre pays, il ne se passera rien et la dictature sera définitivement actée.

Tiens ! Je rebondis sur le théorème de Thomas qui, même s'il concerne l'ingénierie sociale et la manipulation, s'applique aussi et entièrement au samsâra. Nous pouvons en prendre de la graine et réfléchir à la façon dont, finalement, nous nous manipulons nous-mêmes. Le théorème dit :

«Si les hommes définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences».

A partir du moment où tu as accepté une situation comme réelle, quelle qu'elle soit, elle devient le terrain de base sur lequel toute action, parole ou pensée va s'appuyer ultérieurement. Or, nous savons tous qu'aucune situation n'est réelle en soi et qu'elle est le produit de notre vision, de nos croyances et notre culture. Il y a maldonne dès le départ. Une chose peut aussi être définie par l'extérieur, comme l'éducation, les coutumes sociales, etc. Peu importe, il s'agit toujours d'une situation "considérée" comme réelle et non réelle en soi.

Tout ce qui se construit sur cette base ne répond pas à la réalité mais à l'idée qu'on s'en fait. C'est un processus sans fin. C'est pourquoi ce que j'appelle le samsâra engendre et maintient beaucoup de problèmes et de fausseté. Mais pourquoi procédons-nous ainsi ? Par ignorance, tout simplement, par le fait que nous ne pouvons pas envisager le Réel autrement qu'à travers des filtres émotionnels, culturels et autres. Cela procède aussi d'une certaine fainéantise : lorsque les réponses conceptuelles sont à la portée de notre esprit, nous n'avons pas envie de dépenser de l'énergie pour les remettre en question ou rechercher une vérité. C'est le plus court chemin vers le confort et la tranquillité.

Sur ce fond imaginaire, nous construisons notre réalité quotidienne qui conforte la réalité de base alors qu'elle n'en est pas une. Et si nous voulions remettre en question cette réalité quotidienne, nous ne le pourrions pas, précisément parce que ses germes fondateurs sont considérés comme réels. Oui, c'est un cercle vicieux que seul un événement marquant, choquant ou violent pourrait briser. Cela arrive parfois.

Le samsâra est une vie d'errance où les lumières blafardes des certitudes ne parviennent pas à nous satisfaire, où le continuum de l'esprit se trouve sans cesse encombré de doutes et de peurs bien qu'une clarté nue et éveillée tente de percer comme un soleil accablé des brumes matinales.

La méditation ne nous révèle pas d'emblée de vérité mais seulement la fausseté de nos habitudes mentales et de nos croyances. Cela peut s'avérer décevant car nous aimerions bien connaître la Vérité. C'est dans notre culture. Mais la méditation ne nous révèle qu'à nous-mêmes, notre petitesse, notre hypocrisie, notre imaginaire narcissique sans fin. Pourtant, c'est une bonne chose. Cela fait du bien d'abandonner et de laisser peu à peu partir notre maladie et de sentir qu'au fond de toute cette fausseté se cache quelque chose de bon et d'innocent, de fragile et de délicat. C'est le processus de la désillusion : à la déception suit le calme généreux de la simplicité sans concept, de la présence libre de l'esprit non-conceptuel.

Sur cette nouvelle réalité qui est en fait une absence, un vide, se construit naturellement une vie de lumière et d'amour semblable à une danse cosmique effrénée, libre et joyeuse.

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