Qui est Vajrayogini ?

Vajrayogini accompagne Vajrasattva dans la pratique d’accumulation que nous effectuons. Elle est en union tantrique avec son compagnon. D’une certaine façon, elle nous représente nous-mêmes dans notre condition éveillée mais non séparée de la confusion ordinaire. C’est en quelque sorte une excellente nouvelle de comprendre que Samsâra et Nirvâna ne sont que les deux faces d’une seule et même pièce de monnaie : l’État Naturel de l’esprit, éveillé depuis l’origine.

Nous, les crétins, après tant d’efforts, existence après existence, pour trouver cette pièce et observer qu’elle comporte deux faces, voulons aller au terme du yoga et la retourner, puis avancer jusqu’au Mahâyoga pour la jeter loin derrière !

Vajrayogini est nue pour montrer son absence d’attachement aux apparences. Son aura illumine de la sagesse transcendante (prajna) qu’elle manifeste de tout son être. Son corps est rouge brun (la sagesse rouge non séparée des apparences confuses). Elle tient un couperet recourbé tranchant les vues dualistes et égotiques dans sa main droite et une coupe crânienne remplie de nectar dans sa main gauche. Le trident des yogis-yoginis est posé dans le creux de son coude gauche. Elle danse et piétine la partie noire d’ahangkar sous ses pieds…

Elle est la maîtresse de la danse, et la manifestation créatrice de la Shakti.

Dans le traité « Le Véhicule de la Grâce » enseigné par le VIIème Gwalgang Drukpa, Vajrayogini devient Vajravahari, l’être adamantin à la tête de truie. Dans ce Samsâra, la truie ingurgite tout ce qui se trouve sous son groin. Qu’en est-il dans le Nirvâna ? Et dans la Claire-Lumière alors ?

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