Samadhi du Poisson Rouge

Depuis quelques jours mon Guru est en Europe. C’est une grande joie d’envisager d’être à nouveau physiquement proches. Plus les distances se raccourcissent entre nous plus les samadhi sont extraordinaires. Plus ils sont spontanés aussi et cela dans quelque situation que ce soit. Il n’est pas rare que ma pensée s’arrête et avec elle gestes et respirations. Je demeure alors en-deçà des apparences. Totalement immergé dans le flot universel qui est vide et tellement impétueux à la fois. Ce qui est génial et même jouissif c’est de continuer malgré cela de jouer la folle partition de la blague cosmique qu’on appelle « moi ».

Tous les ans ou presque c’est la même histoire. Je m’étonne que tant de grâce se déverse sur moi. Et la lumière et la joie… Et à chaque fois je sursaute : « Ah mais oui ! Il est dans le coin ! » C’est grave quand-même. Ça doit être ça le Samadhi du Poisson Rouge !

La nuit est souvent lumineuse comme en plein jour et je me demande à quoi ça sert de se fatiguer à dormir ! Mais je dois reposer mon corps qui a été suffisamment malmené pour être traité avec plus de douceur. Pourtant je préfère contempler le film de la vie samsarique riant à toutes ses blagues et pleurant à ses atrocités. Non ce n’est pas un divertissement. Seulement une posture qui me tient dans le Réel au lieu d’alimenter les folies esbrouffissantes de la Maya ! Une posture dans laquelle quiconque est sain et peut engendrer « quelque chose » de sain naturellement et sans efforts vains.

Mais je l’ai déjà dit : tu as le droit de jouer le vaudeville. C’est même fortement recommandé !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *