Puisses-tu mourir un jour

Et nous voici en janvier d'une nouvelle année où il n'y a rien de nouveau sinon la conformation du couple sado-maso à la dictature chérie des peuples... Bienvenue dans l’Ère du Verseau ! Ah ! Tu croyais que ça allait se passer douceur, genre mise à jour de l'appli "Poisson Pourri" sur ton téléphone dernier cri ? Eh bien non. D'abord le ménage, et après on verra. D'abord la grande réinitialisation, et après on verra. Oui, oui, je te vois venir... Réinitialise-toi vite fait bien fait avant qu'on ne le fasse pour toi !

Quant à moi, je me laisse aller dans cette torpeur lancinante, sans télé, sans sorties en dead-zone, sans intention précise hormis contempler le cadavre pourrissant de ce monde. Je n'ai pas d'espoir, et surtout n'en veux point. Je n'ai pas de désespoir, et surtout n'en veux point. En fait, je m'en fous. Complètement ! C'est ma force, ma liberté, la condition non négociable de mon être. Chacun fait ses choix, assume, vainc ou échoue. Un point c'est tout.

Et puis, dans ce "rien" qu'aucun croient être du néant, on y trouve bien plus que dans une caverne alibabienne ! La Lumière sans message, l'Intelligence sans raison, la Joie sans cause, l'Amour sans condition, la Victoire sans ennemi... Bref, que des trésors, les trésors de ce Nouveau-Monde qui est déjà là et attend, toi peut-être, celle ou celui qui croit, espère, doute et surtout frémit de peur. Tu sais, de cette peur insondable et sourde, tellement secrète et larvée qu'elle paralyse et affecte tout jugement au point que la folie en devienne rassurante et vraie.

Je voudrais dessiner des cœurs dans l'espace mais d'autres rêvent de rutilantes seringues comme autant de junkies transgéniques en manque de molécules tueuses, avec en-dedans le merveilleux antidote à la liberté naturelle de leur être et celle de leur descendance qui n'avait rien demandé.

Et pourtant, ce monde viendra, ce jour viendra où les vérités éclateront d'elles-mêmes, déclassifiées par la pression du volcan de Force et d'Amour qui git et gigote en ce moment même dans le ventre des peuples.

Et pourtant, ce monde viendra, ce jour viendra, une fois les Asuras auto-détruits (avec un petit coup de main au besoin), où les êtres humains qui ne sont pas encore humains deviendront humains. Et plus si affinité...

Et pourtant, cela ne durera pas plus qu'un déjeuner de soleil, car, sache-le, ce monde est impermanent et obéit aux cycles cosmiques, aveuglément et fort heureusement.

Tu as voulu venir ici : c'est pour jouir de l'instant qui passe et trépasse.

Alors, jouis, chante et danse, aime et meurt !

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