Phénix

C’est étrange ce qui se passe dans ces usines à postures. Et aussi dans ces destinations de rêves où l’on dit que le yoga apporte bien-être et jolies fesses tout en gesticulant sur les terrasses high-tech bordées de lagons turquoise avant le brunch du soir. C’est étrange de s’attacher tant au tapis molletonné qu’on en méconnait la simple station debout et le frémissement des plantes des pieds. Pourquoi ces évitements de l’intime -de la maladresse – et de la douleur ? Pourquoi faudrait-il que l’espace soit agréable en face de sa désagréable ignorance ? N’y a-t-il nulle grâce à l’intérieur de soi qu’on doive repeindre le monde aux crasses couleurs du consumérisme ?

Où se trouve donc le Phénix du Yoga ? Peut-être dans la cendre dont tu devrais t’enduire de temps en temps. Histoire de te souvenir où tu vas et la vanité de ces acrobaties où l’esprit ne demeure. Et moins encore la quête de Cela.

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