Nuit 67

Réflexions d'une pie impie de nuit...

Perdre de sa superbe en toute confiance fait retour de l'être dans sa vérité. N'est-ce pas ainsi que peut éclore la radiance équanime, bien plus vaste et engageante que cette superbe de l'état confus et superficiel du samsâra ?

Existe-t-il quelqu'un qui puisse prendre le relais de soi-même ?

Il suffit de fermer les yeux pour connaître ce que voit le mental. Et de les ouvrir pour voir ce qu'il ne connaît pas. Il semble que l'illusion s'instille partout et à tout propos.

Les objets du monde n'existent que dans la limite du champ de ta conscience. Alors ne parle pas d'infini et moins encore de fini. Libéré de ces médiocres concepts, tu pourras entrer dans la substance des choses et de ton être.

L'amour inconditionnel n'existe que par la sagesse transcendante. Il est sa vibration créatrice. Mais en ces temps de dégénérescence, seul l'amour, même très limité, peut encore nous sauver. Les Asuras le savent et feront tout pour détruire cette ultime opportunité.

Bouddha s'appelle Bouddha parce qu'il n'a jamais rien atteint mais s'est laissé toucher par son propre Bouddha et sa clique bienheureuse.

Pourquoi nous plaindre du samsâra que nous avons engendré ? Nous plaindrons-nous aussi du nirvana raté à force de nous plaindre ?

En matière de spiritualité, les attributs du guerrier victorieux, on se les forge soi-même après la victoire. Qui ne gagne sur lui-même n'est qu'un imposteur.

Naissance, maladie, vieillesse et mort, encore et encore, tel est le cycle incessant. Perdue dans les ténèbres, ne cherches-tu pas une lampe ?

De l'errance à la Présence, ainsi est la Cessation.

Bon, allez, bonne nuit !

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