Ecole de Adi Yoga - Nantes et Ile de France
 
Jour 385-390

Jour 385-390

Nous étions à nouveau à St-Brieuc pour quelques jours. Je n'étais pas du tout en forme, en mode "zombie", j'ai passé mes journées à dormir et faire semblant de manger... Là-bas comme ici,  la pluie et un temps plus clément reviennent peu à peu. C'est agréable d'entendre les mouettes en plein centre ville, comme si le bord de mer s'invitait à une fête. Chloé, sœur d’Élodie est (encore !) enceinte 😉 Nos deux familles s'étalent doucement dans l'ombre et sans rien demander alors qu'on voudrait réduire la population de notre planète. De même, le nouveau monde spirituel s’agrandit en silence au beau milieu du consumérisme, de la futilité et des aberrations de toutes sortes.

Le temps passe et le monde change quoiqu'il arrive. Tous les vieux modèles se déglinguent et cela est planétaire. Sois tu observes, suis le mouvement et prends ta part, soit tu vas disparaître avec les dinosaures, sans doute dans de grandes souffrances. Des souffrances, de toute façon, il y en aura pour tout le monde, mais elles n'auront pas toujours le même sens ni le même intérêt.

Mais les changements ne valent guère mieux que des situations momentanées résultant des cycles naturels du Cosmos. Mieux que de nous focaliser sur des paradis à venir ou à construire, goûtons déjà au paradis du Réel, sous-jacent à l'instant qui passe, ineffable mais toujours présent et présence. Ce n'est pas de l'inaction mais une manière intelligente et non-hypocrite de se coltiner les affres du samsara. Il y faut de la patience et de la bravoure, deux mots synonymes. Et le Réel sous-jacent est toujours là...

J'ai perdu le goût de la complaisance dans des ambiances romantiques et tous les investissements psychologiques, physiques et financiers qui cela demande. Je trouve la réalité nue bien plus poignante, émouvante et encourageante. De manquer de fantasmes, je n'ai aucun remord. Je ne veux plus "faire ma vie", si désuète expression, mais "laisser la Vie me faire". En définitive, c'est en travaillant à n'être plus personne qu'on devient quelqu'un, pour le meilleur je crois.

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