Jour 12

J'ai pu me lever à 3 heures ce matin. La sadhâna était plus facile et lumineuse. C'était vraiment nécessaire car les tendances à l’évanouissement hier et cette nuit étaient bien plus présents. Il faut donc que je retrouve de l'énergie. Mais de toute façon, ce n'est pas seulement le manque d'énergie qui provoque ces symptômes : pour l'essentiel c'est l'oppression des poumons continuellement engorgés de mucus. Je pense à ces femmes de la Cour qui se pâmaient - dit-on - pour un rien sous le choc d'une émotion. En fait, elles ne pouvaient simplement pas respirer avec le corset serré à outrance !

Ce matin j'ai vu le pneumologue. J'ai rencontré le garagiste devrais-je dire. Je vais devoir faire des examens complémentaires, un scanner, car la radio montre des "trucs pas clairs". C'est comme-ça que mon garagiste voit les choses. Il lui faut une lampe torche maintenant. J'ai dit, comme aux autres que j'ai un problème à une dent et une sinusite sèche, les deux me faisant souffrir depuis trois semaines. Mais lui aussi s'en fout. Il m'a donné en attendant cinq bouteilles de sirop pour calmer la toux. Ça veut dire que si je ne tousse plus, je meurs étouffé par mon mucus tout simplement ? J'essaie d'être positif, mais là franchement...

L'expérience du jour est celle de la non-différence entre Navjeet et les autres, et entre les autres et les autres. Cela n'induit rien de spécial, ni joie, ni tristesse ou autre sentiment, seulement le fait que tout est en ordre, tout va bien, continuellement, et donc qu'il n'y a rien à faire. En l'espèce, tenter quoique ce soit semble aussi stupide que de souffler sur un oiseau qui te regarde et ainsi provoquer sa fuite. Je crois qu'à l'origine, ou plutôt à l'origine de l'origine de la violence, de toute violence il y a l'intention, pas forcément une intention violente, une intention de quelque chose. Je crois même que "vouloir aller mieux" est violent parce que cela exprime une réaction qui n'a pas lieu d'être. Moins je veux, plus je m'insère dans le mouvement de la danse universelle du Cosmos. Cela devient plus juste, plus tendre, aimant et sans peur.

Je me sens libéré en ce qu'il n'y a pas lieu d'être ou de ne pas être, car à un niveau profond jamais telle spéculation ne se produit, et à un niveau superficiel elle reste simple distraction sans réponse.

Amitayus ne me quitte pas.

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