Auto-commentaires

J'avais autrefois commencé un journal. Il fait plus de 1000 pages étalées sur une décennie. A la fin, je ne pouvais plus écrire. Pourquoi ? Parce qu'il ne se passait plus rien. Non pas que la vie s'était arrêtée mais qu'il n'y avait plus le moindre commentaire à ajouter. J'ai arrêté le sous-titrage en somme !

Parfois je porte un regard à ce journal rempli d'horreurs et de merveilles. J'ignore qui l'a écrit. J'ignore même jusqu'à l'existence de quelque chose qui serait "moi".

Alors quoi de plus exaltant que ce vide de soi et ce vide de toute chose ? Tout est là quand il fait jour. Alors que l'obscurité se carapate par un beau matin de printemps il n'y a rien à dire sur la Lumière au risque de l'envelopper d'un voile de vanité.

Une fois de plus...

PS Ça marche aussi pour l'été, l'automne, etc... 😉

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