Bouddha, Père de la physique quantique

Bouddha a toujours affirmé que Akasha, l’élément Ether du Cosmos n’avait aucune réalité en soi. Il a préféré y substituer la notion de Shunyata, Vacuité afin d’expliciter aux brahmanes de son temps qu’ils avaient tord de se focaliser sur l’Ether comme « une chose » ou un élément constitutif de la Création.

En ce sens, Bouddha est le père spirituel de la physique quantique ! Et nous, les yogis et yoginis, fous à lier, en avons bien profité, laissant vivre notre esprit librement en sa propre place, n’ayant nul endroit où aller, jouissant pleinement de cette absence de champ qu’est Akasha !

Lorsque l’esprit n’a plus à se compromettre dans la quête d’une réalité spatiale telles que l’image d’une trame divine, d’un fil rouge éveillé, d’une fraternité élaborée (…) voudraient la représenter, il est simplement libre, libre de toutes formations, libre de toutes peurs et attentes. Il traverse et est traversé de la pure lumière de la conscience, sans rien de plus, sans rien de moins.

Il a fallu attendre longtemps avant que la physique abandonne la certitude de l’existence de l’Ether (en tant que champ pourvu de propriétés mécaniques) et y substitue l’idée d’un simple Vide dépourvu de toute propriété y compris celle de l’immobilité ou du mouvement.

Par exemple, si l’on peut déterminer le mouvement de la Terre par rapport au Soleil, on ne peut le faire par rapport à l’Ether puisqu’il est l’absence même de référentiel.

Au sein de ce « non-référentiel », voyage la lumière qui n’a besoin d’aucun support ni d’affecter mécaniquement quoique ce soit pour se propager. Nous pourrions même affirmer que le vide permet la propagation de la lumière, non qu’il soit son support mais que son absence même de propriété est la condition nécessaire à sa propagation, tout objet affectant sa course et sa vitesse (par exemple une matière transparente retenant 4% à sa surface, un miroir renvoyant la totalité de l’ondulation, etc).

L’équation d’Einstein « E=mc² » montre qu’il est possible de créer de la matière (m) à partir d’énergie (E). Les récentes recherches en physique quantique démontrent également qu’une énergie peut naître du vide, ce qu’on nomme « énergie du vide » et qui fait état à l’échelle microscopique de l’apparition de  particules interagissant avec la matière puis s’annihilant ensuite. Autrement dit, aucune particule n’ayant jamais une masse égale à zéro et aucune particule étant éternelle (du fait que la masse global de l’univers est invariable, la naissance de particules induisant le changement d’autres), le vide apparaît ici comme un champ doté de fluctuations aléatoires, et de masse non-nulle malgré sa parfaite absence de mouvement et de force. A l’échelle macrocosmique, il est constaté qu’une énergie affaiblit la force gravitationnelle en relation directe avec la vitesse d’éloignement des corps célestes, ce qui cause leur expansion toujours exponentielle. On ne peut l’attribuer à rien d’autre qu’à un « effet du vide » lui-même. Néanmoins, les calculs selon la (constante cosmologique de) la physique classique et ceux de la physique quantique ne concordent pas, ce qui constitue un des plus grands enjeux de la recherche moderne. (Il existe un facteur de 10110 entre les deux calculs de l’énergie du vide !)

Dans le Mahâmudra (bien plus simple !), il est dit en préambule à toute pratique et en manière de savoir précisément où l’on doit poser l’esprit : « Là où tous les phénomènes sont purs et spontanés… » Il est demandé au tantrika de prendre en compte simultanément la nature du Vide qui est simplement vide et la réalité du surgissement de la Forme (les phénomènes) qui sont présents simultanément au Vide. Intéressant non ? Bouddha dit aussi : « Le Vide est Forme, la Forme est Vide ».

Bien sûr, il y a une différence entre « l’énergie du vide » des physiciens et l’assertion « le Vide est forme ». La différence réside seulement dans une constante temporelle que Bouddha n’admet pas sur un plan fondamental. Elle sous-entend que toutes les formes sont nées, naissent et naitront de l’énergie du vide et retourne à leur état initial qui est… vide ou énergie ? Ah ! Ah !

C’est le jeu d’un champ. Mais le vide est précisément l’absence de champ. En fait, tout est déjà là, absolument. Re-ah ! Ah !

Ce qui permettra aux physiciens d’envisager cela dans le cadre de la physique quantique est la réalité observable de l’indissociabilité du Vide et des Formes telle que l’enseigna Bouddha. Pour l’instant, les chercheurs s’escriment à vouloir considérer ces deux domaines comme ayant des propriétés différentes, ce qui (à mon humble avis) est une erreur. Évidemment, le concept d’indissociabilité implique l’existence deux domaines différents, mais pas forcément du point de vue de leur nature. Ce pourquoi il dit aussi « ni existant, ni non-existant ». Enfin, en attendant, on est bien content de s’être débarrassé de l’Ether comme « chose » ! Ça met de l’espace dans nos cœurs… 😉

La métaphore de la lumière, soutenue par tous les chercheurs, philosophes, mathématiciens et sages depuis l’Antiquité, est devenue au cours des siècles un cliché légèrement méprisé par la société scientiste. Mais est-ce seulement une métaphore ? Ce qui est appelé « Lumière » dans notre Yoga de la Claire-Lumière n’indique pas seulement l’intelligence de l’esprit éveillé, mais la propagation irrésistible du pouvoir créateur du Vide, et aussi ses conséquences physiques ou matérielles. Par exemple, l’apparition de l’intelligence spirituelle s’accompagne toujours de phénomènes lumineux. (De ce sujet si ample, je ferai un autre article.)

On distingue la Claire-Lumière Mère et la Claire-Lumière Fille (et d’autres encore). La Lumière fondamentale n’est pas spirituelle ou matérielle. Ces mots ne signifient rien ici. C’est juste la lumière, ou l’énergie, inséparable du Vide que j’ai tenté d’exposer plus avant. Les apparences ou choses, comme les étoiles ou notre corps, sont faits de cette « lumière ». L’intelligence y est incluse, perpétuellement à l’œuvre en tant que connaissance dont les modalités s’expriment différemment selon la matière physique et psychique traversée. Connaissance des apparences, connaissance de leur absence, dans l’espace et dans le temps, qu’il y ait un référentiel local ou qu’il n’y en ait pas. L’esprit en éveil, la Claire-Lumière Fille, est en capacité de reconnaître la Claire-Lumière Mère, l’énergie fondamentale du Vide. Et la réciproque est vraie, car c’est le privilège de la lumière que d’avancer droit devant elle. Elle ne peut se voir directement mais  peut être reconnue comme montrant toute chose. Toute chose, toute pensée provoque un ralentissement et le ralentissement est la Création. Encore faut-il le reconnaître et pour cela observer la lumière elle-même dans son absolue liberté, ne serait-ce qu’un instant ! De même que dans le vide, la lumière fonce à 299 792 458 km/sec., ce qui est le « temps absolu », par la Shunyata de l’esprit du méditant elle pénètre à cette même vitesse pour l’illuminer et lui révéler sa propre nature lumineuse ainsi que le fait la Mère à la Fille.

Peut-être qu’elle lui dit : « tu peux aller voir les garçons maintenant ! » Aller voir les garçons, c’est enfin commencer à jouer dans ce monde, dans la liberté, la joie et l’amour. Car nous sommes de ce monde et il est en nous. Assurément !

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