clairelumiere.net

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 23 juin 2010

Bonheur

bonheur.jpgLe bonheur ne peut s'atteindre. Mieux vaut renoncer à cette idée dès maintenant! Le bonheur est simplement une des nombreuses qualités de la conscience se connaissant elle-même ou Claire-Lumière de Félicité, émergente à souhait lorsque le mental se débarrasse de toutes ses croyances, conceptions, attentes, peurs et ambitions. Chaque être humain est doté de cette conscience divine. C'est elle qui le maintient en vie, comme une mère protège et nourrit son enfant.

Non, nous n'avons rien à gagner en méditant! Lorsqu'un voyageur rentre chez lui, il n'a pas le sentiment d'avoir acheté ou gagné sa maison. Il rentre à la maison, tout simplement. Dès que vous pensez avoir obtenu quelque chose de la méditation, sachez qu'il s'agit d'une illusion supplémentaire. Vous êtes entré dans la maison d'un autre. C'est une imposture de plus.

On se sert du mental pour découvrir l'esprit, pour y accéder, y retourner, y être... Plutôt que de le dompter ou de le torturer, essayons de comprendre son fonctionnement, puis de l'utiliser à notre avantage. Le mental nous permet seulement d'apprendre et d'exécuter les gestes nécessaires au dhyâna. Ensuite, il n'est plus très utile. Quand dhyâna est là, le mental peut se reposer : il a fait son travail.

Toutes les souffrances d'une vie peuvent disparaître en quelques minutes. Il suffit de laisser le mental retourner en Claire-Lumière. Et même si dhyâna s'effondre ensuite, et que reviennent peines et perturbations, il est marqué de son sceau et connaît la voie.

vendredi 5 février 2010

Les machines à bonheur

c_chaplin.pngLe saviez-vous? Il existe des machines à faire monter la kundalini, des DVD qui méditent "à votre place", des engins qui évaluent et corrigent votre niveau vital, intellectuel et émotionnel, d'autres qui abaissent le niveau des ondes cérébrales, des appareils informatiques qui encodent des pensées positives dans de l'eau à consommer...

Toute notre haute technologie au service du développement (durable?) du psychisme et de la spiritualité humaine!

Ah! Mais qu'est-ce que vous allez vous faire suer dans cet atelier de méditation!

dimanche 17 janvier 2010

Homme ou femme ?

On peut être physiologiquement
femme de sentant femme
homme se sentant homme
femme se sentant homme
homme se sentant femme
femme ne se sentant ni l'un ni l'autre
homme ne se sentant ni l'un ni l'autre...

Mais en-deçà de cette détermination sexuelle existe une situation de complétude où nos deux moitiés ne font qu'un, où il est impossible de pencher définitivement d'un côté comme de l'autre, où le désir se dévoile comme mouvement incessant, initiant un doux balancier qu'on appelle "frémissement", expérience immédiate du bonheur. Un bonheur où toute forme de manque ressemble à un vase sans fond qu'un inconnu remplit continûment.

En relâchant ses attentes, en découvrant la détente, chacun a accès à cette intime polarité. Et bien qu'il n'ait sur elle aucun pouvoir (et c'est tant-mieux !) il peut en pleine conscience s'ébattre librement dans le mouvement dansé du monde, des choses, et des autres surtout .

Ah! Les Autres... qui deviennent si chers lorsque se dissipent les lourds nuages du soi !

dimanche 25 octobre 2009

Construire le bonheur (?)

Beaucoup de personnes pensent que la méditation sert à contrôler les pensées ou les émotions gênantes et qu'une fois cela "réalisé", on se retrouve libéré(e), comblé(e) par la joie, l'amour et l'intelligence. Ce genre de conception est entretenue par un matérialisme occidental fondé sur l'idée que le bonheur serait une situation humaine idéale à construire à la manière d'une carrière professionnelle ou d'une maison.

Loin de moi l'intention de critiquer une telle démarche! C'est déjà formidable de jouir de cette ambition plutôt que de déambuler dans le monde sans but ni espoir et prisonnier de sa propre inertie. Mais il faudra sans-doute en passer par certaines désillusions. Si le contrôle de notre esprit est en général pratique et souhaitable pour limiter un peu les dégâts, cela ressemble plutôt à du "fitness spirituel", en somme une perturbation supplémentaire!

Le propos de la méditation, en ce qu'elle nous met en contact avec la nature de notre esprit, est de permettre au connaisseur de découvrir l'état naturel de ce même esprit. Du coup, toute perturbation est perçue comme poussière passagère ou comme altération éphémère de cette nature.

La perception, même très fugitive, de l'état naturel de l'esprit bouleverse nos valeurs de la cave au grenier et se montre d'elle-même la source vive, continuellement remuante et frémissante, de la démarche méditative. Elle engendre de façon implacable une notion de "base" ou de "terrain fondamental" à partir duquel on se sent capable de s'élancer, non-pas pour construire (un monde ou un soi meilleurs) mais bien pour dé-construire les processus de la souffrance, de l'aliénation et de l'auto-illusion en général.

Les actions bienheureuses et créatrices en découlent sans effort comme un fleuve irrigue ses berges.

vendredi 16 octobre 2009

Les nuages passent dans le ciel

J'aime beaucoup la photo que j'ai trouvée pour illustrer la page d'information sur les rendez-vous de notre groupe de méditation. C'est un grand ciel bleu, avec des nuages blancs et des parties sombres.

Les parties sombres représentent les souffrances et autres obscurcissements. Ils ne sont qu'un reflet particulier des nuages blancs que je vois comme les états de jouissance et de bonheur, mêmes reflets sous un autre éclairage...

Et puis ce grand ciel bleu qui était là hier, qui est là maintenant : ce doit être "ah! ah! ah!"

http://www.wikio.fr