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samedi 20 mars 2010

Dompter le mental

Le mental est semblable à un éléphant ivre, à un un cheval fougueux, (à un président hyperactif?) Est-il possible de le dompter? La réponse est oui. Est-il souhaitable de le faire? La réponse est oui au début et non à la fin...

Par le début, j'entends l'apprentissage de la méditation et par la fin l'état de Présence naturelle (dans lequel la méditation ne présente plus d'intérêt particulier).

Chacun sait qu'il suffit de vouloir calmer le mental pour que celui-ci se débride et n'en fasse plus qu'à sa tête! Pour méditer, cela pose évidemment un gros problème. Comment connaître la quiétude et la simplicité de la conscience lorsque celle-ci se trouve continuellement encombrée de pensées, d'impressions, de sentiments incontrôlables? Que dire alors si, en plus de la quiétude, nous espérons retirer quelque sagesse de cet état? Chaque méditant, sans exception rencontre cette difficulté. Elle n'est pas insurmontable.

rodeo.jpgTous les chevaux sauvages sont fougueux et difficiles à contrôler. Mais une fois qu'on a dompté l'un d'entre-eux et qu'on lui a passé le mords aux dents, il devient une monture apte à emmener son cavalier jusqu'au bout du monde. Si nous voulons accomplir le beau voyage du dhyâna , nous devons également dompter notre monture : le mental. Sinon, le voyage ressemblera plutôt à une déambulation en pleine forêt amazonienne, sans boussole, sans vivres...

Il n'y a absolument aucun autre intérêt à dompter le mental. N'allez surtout pas croire que la maîtrise du mental ait un quelconque rapport avec l'Eveil ou un état surhumain! En fait, c'est juste une question pratique. Et à la rigueur une question d'éducation. Côté pratique, si vous maîtrisez le mental, la méditation sera mille fois plus facile et efficace. Et côté éducation, vous serez une personne plus agréable à côtoyer. Voilà tout!

Exercice

Assis(e) dans la posture correcte, détendu(e), effectuez trois respirations comme nous avons appris. Comptez vos respirations à raison du chiffre 1 pour un inspire et à nouveau 1 pour un expire, puis 2 à chaque phase de la respiration suivante, et ainsi de suite jusqu'à 21. A la fin, vous pouvez recommencer pour une nouvelle série de 21.

Il s'agit ici de se concentrer sur le comptage, et uniquement cela. Dès que le mental commence à se distraire ou à divaguer, recentrez votre attention sur ce comptage. D'un autre côté, si vous devenez obsédé(e) par le comptage au point d'être stressé(e), relâchez légèrement l'attention. Le principe est simple : on attache l'animal avec une corde à un poteau, celui-ci se débat, se rebiffe, se met en colère, tente de ruser puis, résigné fini par se calmer. La corde est le comptage, le poteau est le schéma du comptage, l'animal est évidemment le mental. Notez que la corde est souple alors que le poteau doit être solide et impossible à déraciner. Cela signifie que vous devez vous en tenir fermement au schéma de comptage (1-1; 2-2; ... 21-21). En revanche, la corde souple signifie que vous avez toute latitude pour caler la vitesse de votre respiration, être plus ou moins attentif... Par exemple, si le mental produit trop de pensées, c'est que vous l'avez trop serré, vous devez donc lâcher un peu de corde (respirer et compter plus lentement) afin de réussir à vous concentrer correctement sur le comptage. Si les pensées augmentent mais de façon floue et désordonnée, c'est au contraire dû à un relâchement. Il faut donc resserrer la corde (augmenter l'attention au comptage). Il existe beaucoup de cas de figure que je vous laisse découvrir.

A la fin de l'exercice, vous pouvez continuer sans comptage et prenant la respiration comme support d'attention. Puis, quelques minutes, abandonnez toute "pratique" et restez simplement dans la Présence ou la Clarté de votre conscience.

Chacun peut pratiquer cet exercice sans danger tous les jours.

Pour conclure, cet exercice est relatif à la préparation de l'esprit en vue de la méditation. Il s'agit donc de la concentration en un point avec support objectif non-matériel (ici le comptage fait office de "point"). La concentration fait partie de l'entraînement de l'esprit, étape préliminaire indispensable sur la Voie. Cet exercice est régulièrement effectué dans notre Atelier de méditation.

A bientôt!

dimanche 27 décembre 2009

l'Aube

Chaque jour, le matin comme le soir, est un court moment où s'annonce le lever du soleil et un autre celui de la nuit.

Par la simple observation du continuum de pensée, ou celui des émotions, ou encore celui de la respiration, nous pouvons éprouver une certaine luminosité inhérente au frémissement de notre vie intérieure comme au mouvement de notre corps. En raison de son caractère précurseur, nous l'appelons l'Aube de la Claire Lumière. Elle est semblable à la clarté précédent le lever du soleil, ou à celle du crépuscule et passe le plus souvent inaperçue en raison de notre stress et de notre goût pour l'agitation et les distractions mondaines. Par sa reconnaissance, il est possible que change le cours de notre conscience, et que nous nous trouvions soudainement satisfait sans raison intelligible, "comprenant" sans objet explicable, joyeux sans motif apparent, détendu sans avoir eu à se relaxer. C'est alors que nous réalisons que notre existence était semblable à un état hypnotique, à un rêve ou à la torpeur d'un ivrogne. C'est de là que tout yogi ou méditant tire sa force.

Puis, à l'Aube de la Claire Lumière suit un probable instant d'inconscience allant de la simple étourderie jusqu'aux plus languissantes déambulations. Ou bien l'émergence d'une fraîcheur nouvelle baignée d'une conscience plus présente, plus vive et simple. Le sentiment d'intense complétude qui accompagne la reconnaissance de l'Aube est un guide sur ce chemin. Il assure au méditant que les obscurcissements se dissolvant d'eux-mêmes, il progresse.

Ce qui fait pencher la balance d'un côté ou de l'autre est simplement l'attention portée et l'absence de jugement et de prise de contrôle. C'est pourquoi le méditant s'entraîne inlassablement, non-pas à atteindre ou à réaliser quelque chose, mais juste à être présent dans le mouvement même de sa pensée, de ses émotions, de son corps...

La pensée est comme un cheval fou. Elle mène l'esprit dans toutes sortes de directions. Comment l'Aube de la Claire Lumière, si subtile, si fragile et éphémère pourrait-elle être aperçue? Seul un cheval bien dompté peut conduire son cavalier aux sources secrètes de son être.

En observant le fonctionnement de votre mental dans la méditation assise, vous constaterez que les pensées naissent et s'estompent au rythme de la respiration. Par exemple, comptez vos respirations par cycle de vingt-et-un, de plus en plus lentement à chaque nouveau cycle, et vous verrez les pensées diminuer en nombre comme en prégnance. Lorsque le cycle sera très lent, pensées et respiration seront dissociées. Grâce à la dissociation, il est possible d'être plus attentif, et évidemment plus détendu. Alors, l'Aube de la Claire Lumière peut être aperçue! Et tout être clair ensuite...

mardi 6 octobre 2009

Méditer à Nantes (détails du programme)

PROGRAMME GENERAL DE L'ATELIER DE MEDITATION :

  • Se préparer, s'asseoir, se poser
  • Relaxation, situation dans l'espace
  • La posture en 7 points (dite "de Vairocana")
  • La respiration triangulaire (Om, Ah, Houng)
  • La Clarté immédiate…

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