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jeudi 1 octobre 2009

Les trois faux-niveaux

Dans le Vajrayâna, il existe plusieurs façons de pratiquer la Voie : extérieure, intérieure et secrète. En raison de ces différentes méthodes, toute personne peut y trouver son compte. Toutefois, cela ne signifie pas qu'un niveau soit définitivement supérieur à un autre. Le "niveau supérieur", c'est celui qui nous correspond bien à un moment donné. Evidemment, nous sommes pour la plupart très concernés par le niveau extérieur.

Il est touchant que le Vajrayana sache englober toutes les sortes d'êtres, du plus grossier au plus raffiné, en ce sens qu'il permet à chacun de pratiquer selon ses dispositions. C'est justement ma conception de la tolérance et de l'équanimité. Dans le Bouddha-dharma, il n'y a pas de redresseurs de tord car le propos n'est pas de corriger les défauts ou de normer le vivant mais simplement de permettre l'épanouissement de ses qualités.

Même si on voulait imaginer un "cursus" évoluant depuis les pratiques extérieures jusqu'aux secrètes, les lois de la nature font que le plus haut des sommets reposera toujours sur la plus basse des terres. De même, puisque nous avons une peau extérieure, des organes intérieurs et un esprit toujours secret, il n'est un des trois vivant sans les deux autres.

Ce billet aurait pu s'appeler "l'inclusion mutuelle".

samedi 26 septembre 2009

A qui s'adresse ce groupe ?

A tout le monde il me semble et particulièrement aux débutants. La méditation est un art universel et peut parfois prendre des aspects très différents selon les époques et les lieux où elle est pratiquée. Aussi, chacun est-il bienvenu, dans sa différence.

Et justement, à propos de différence, ma formation est de type "Vajrayâna" et mon Maître est "kargyupta". C'est particulier, et très à la mode en ce moment ;o) Pourtant ce que j'ai appris peut être utile à toute personne indépendamment de sa "planète".

La méditation traditionnelle se dit shiné en Tibétain et samatha-dhyâna en sanskrit. On pourrait traduire cette expression par calme mental ou encore pacification de l'esprit. En s'entraînant régulièrement dans la méditation, il est possible d'obtenir un esprit plus clair, une vie plus harmonieuse et aussi plus heureuse. Bien que cela ne soit le but initial de la méditation, elle peut être abordée sous cet angle relatif et terre-à-terre. Après tout, soulager l'existence de ses fardeaux et trouver (ou retrouver) la paix et l'harmonie sont des préoccupations communes à tous les humains et que chacun estime légitimes.

Tout l'intérêt de la démarche réside dans la possibilité d'atteindre des niveaux de conscience de plus en plus profonds ou lumineux jusqu'au moment où la Clarté est présente d'elle-même sans qu'il soit besoin de dire faire ou penser quoique ce soit de spécial. Au début, nous croyons souvent que la méditation ou des pratiques assimilées vont nous conduire vers plus d'éveil et de clarté. En réalité, il n'en est rien, et cela n'arrivera pas! Mais nous avons besoin de croire à cela, sans-doute pour nous sentir rassuré.

Je veux dire que la Clarté est présente, là, maintenant, en toutes circonstances et que le travail de la méditation n'est pas de "fabriquer du bonheur" mais simplement d'ouvrir les rideaux de la conscience ou bien d'ôter les épines du cactus sur lequel on a posé ses fesses!

Le Bouddha n'a pas enseigné sur le bonheur mais sur la cessation (de la douleur). Ah! C'est moins enthousiasmant... mais furieusement pragmatique!

http://www.wikio.fr