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mercredi 21 juillet 2010

Travail et masochisme consensuel

les-temps-modernes.jpgCoup de gueule de la semaine.

Personne n'a jamais obligé les humains à travailler. Pourtant, cela fait bien une vingtaine de millénaires que nous nous infligeons cette torture qu'est le travail. Il serait si simple et si agréable de vaquer tranquillement à ses occupations, se regrouper de temps en temps autour d'un lac ou dans une vaste prairie avec ses amis et ses connaissances pour papoter du temps ou d'autres choses. La faim venant il suffirait de ramasser quelques fruits mûrs, de dénicher quelques racines, ou encore de déguster des aliments que nous aurions su conserver pour les jours rigoureux. Nous pourrions passer une partie de notre temps à tisser nos habits et à les décorer, à construire nos habitats précaires et bio-respectueux, à transmettre aux petits la mémoire de l'humanité, ou juste celle de notre groupe.

Au lieu de cela, nous travaillons pour gagner de l'argent et avec cet argent acheter de la nourriture préfabriquée, ce qui remplit les poches des "préfariquants" qui gagnent aussi de l'argent et s'achètent de la nourriture à leur tour. Mais ce n'est pas tout : nous gagnons beaucoup trop d'argent! Mais oui! Nous sommes "obligés" de le dépenser dans des objets futiles, inutiles, encombrants et polluants. Et cela fait, il nous en reste encore pour payer des impôts qui serviront à financer toutes sortes de guerres, physiques comme psychologiques, à satisfaire aux exigences des grands trusts, et accessoirement à contenter la population la plus démunie quand elle se manifeste un peu trop.

Encombrés d'objets inutiles mais indispensables, de désirs stupides mais tellement chéris, de pensées déprimantes mais si nécessaires, nous travaillons encore et encore, oubliant le chant du coq, ignorant la vraie longueur des cils des filles, révoltés à l'idée que le Xanax ne fait pas le bonheur, déprimés en pensant que la retraite est si longue à venir... Ah mais il y a quand-même des choses rassurantes : un body de chez H&M ne dure pas plus longtemps qu'un déjeuner de soleil. Pas le temps de s'attacher, donc! Les Indiens auront bientôt chacun leur Tata, voiture la moins chère et la plus polluante du monde. Malgré La Crise, les banquiers n'ont jamais fait autant de profits, Traders compris. Et à la télévision, les Infiltrés nous révèlent tout ce que nous savions déjà!

Encore une fois, nous n'étions pas obligés d'en arriver là. Mais nous y sommes et trouvons cela "normal". Et pourtant, notre civilisation, si belle, si triomphante, si savante se sent mal. Elle a mal au cœur, mal à sa pensée, mal dans son corps... Oh! Mais pas de problème, c'est l'opportunité de développer un nouveau marché : le bien-être. Ça ne va pas bien? On va s'occuper de toi. On va remplacer les curés par des médocs et les médocs par des stages de remise en forme.

Au fait, pourquoi pratiquer la méditation dans un tel contexte? Ça sert vrai-ment-à-quoi? Est-ce pour contribuer à huiler un tel système par la douceur et la docilité? Est-ce au contraire pour le fuir? Ou alors est-ce dans l'espoir d'obtenir en rêve(s) tout ce que votre argent ne vous permet pas de vous offrir?

Ah mais pourquoi est-il si méchant!?!

Si par miracle le désir de méditer s'emparait de vous, sauriez-vous créer une rupture? Une authentique rupture avec ce mode de fonctionnement qui vous maintient au fond du trou social et la tourmente humaine? Peut-être que la méditation est une dernière chance pour nos contemporains, l'ultime possibilité d'un sursaut spirituel dont rien ni personne ne pourra s'emparer, la dernière porte dont il est possible qu'elle s'ouvre sur une expérience complètement différente du "connu convenu", quelque chose qui pourrait bouleverser les valeurs actuelles du monde et leur ordonnance, restituant à l'"être" la place qui lui est due.

Bien-sûr, je fais un peu de provocation. On peut très bien méditer juste pour aller mieux, pour se détendre, ou par simple curiosité. Y'a pas moins pire... Alors, disons que ce message s'adresse aux révoltés, aux paranos, aux anars, aux rebelles... et accessoirement à ceux qui ne savent pas ce qu'ils font là. Ils existent (enfin... paraît-il...)

vendredi 9 juillet 2010

Samâdhi

ocean.jpgLe corps physique garde dans ses cellules tous les troubles du corps émotionnel qui garde les troubles du corps mental qui garde les troubles de l'esprit. Pourtant, en son ultime essence, l'esprit est sans trouble, sans forme, sans allée ni venue. Il est comme le ciel infini et pur traversé de nuages sporadiques, comme l'immense océan effleuré de cormorans pressés, comme une femme magnifique qui se pare de voiles.

Reconnaissant les formes comme illusions mais non-moins réelles apparitions, nous pouvons remonter l'échelle des obscurcissements ou tout aussi bien la descendre. Cela n'a pas d'importance. Découvrir le corps comme temple sacré du divin, ou bien découvrir l'esprit comme temple sacré de l'humain, quelle différence?

Par l'établissement furtif du samâdhi, il n'est pas certain que le corps change immédiatement. De même pour le mental ou les émotions. Processus inversé, petit à petit, le mental se nettoie, puis le corps émotionnel, puis le corps physique. L'effacement des obscures mémoires cellulaires arrive en dernier. C'est pourquoi, lorsque la Clarté se fait jour, nous devrions garder confiance, faire preuve de patience et abandonner l'effort et son stress assoiffé au profit de la Présence.

De même que les vagues viennent à bout des plus dur rochers, de même les incessantes rencontres avec la nature de l'esprit viennent à bout des plus noirs karma. Lorsque, éclairés par la douce lumière de samâdhi, nous comprenons cela, tout est plus facile, nous sommes plus tendres, plus ouverts, plus sereins et aimants. Un peu comme des prisonniers signant les documents qui valident leur libération. Là, le bureau crasseux de la prison et ses ténébreux geôliers nous importent tellement moins!

jeudi 8 juillet 2010

Programme de la rentrée

Mise à jour de l'agenda de l'atelier et consultable ici.

L'année se terminera après la dernière session de juillet et la nouvelle reprendra en septembre. J'ai été ravi de ce partage intense que j'espère profitable à chacun et suis déjà impatient d'être en septembre.

Je vous réserve quelques surprises et espère qu'elles vous plairont. A part cela, nous reprendrons à la rentrée l'essentiel de ce que nous avons déjà travaillé, d'autant que rien ne remplacera jamais l'entraînement et l'expérience directe. Même du simple point de vue de la compréhension, l'intelligence en jeu dans la Clarté de l'esprit se satisfait moins des mots que de l'immersion dans l'espace incontrôlé de Cela-Qui-Est. Peut-être y baignerons-nous avec encore plus de perspicacité, plus de plaisir, plus de conscience? Les débutants seront donc -dès maintenant- les bienvenus!

jeudi 1 juillet 2010

Méditation du bouchon

sirene.jpg

Quand j'étais petit je n'aimais pas marcher sur les fonds vaseux de certaines plages redoutant que quelque vive me pique ou qu'un mini monstre marin m'attrape par les pieds. Alors, malgré le froid mordant de cette chère Celtie, je me jetais à l'eau au plus vite pour nager et nager loin.

Aujourd'hui, toi et moi marchons sur les fonds putrides de la déliquescence politique, sur le fond tremblant d'une crise morale et économique auréolée de cynisme et de morosité, et encore sur les fonds sans fond des petites misères solitaires. Alors, si tu as peur, jette-toi à l'eau et flotte par toi-même!

La méditation est cela qui permet à chacun de flotter, bien-aise, sur l'effrayant océan de la vie. Dans l'état ordinaire, rien n'est changé, tout est différent. Mystère!

Les bien-pensants disent : "un bouchon sur l'océan..." Ah! Paroles de coulés...

Note : photo Chantal Flury

Note

L'Atelier continue tout le mois de juillet!

  • Petite pause en Août...
  • Grand départ en septembre...
  • Et grande arrivée maintenant (évidemment!)

mercredi 23 juin 2010

Bonheur

bonheur.jpgLe bonheur ne peut s'atteindre. Mieux vaut renoncer à cette idée dès maintenant! Le bonheur est simplement une des nombreuses qualités de la conscience se connaissant elle-même ou Claire-Lumière de Félicité, émergente à souhait lorsque le mental se débarrasse de toutes ses croyances, conceptions, attentes, peurs et ambitions. Chaque être humain est doté de cette conscience divine. C'est elle qui le maintient en vie, comme une mère protège et nourrit son enfant.

Non, nous n'avons rien à gagner en méditant! Lorsqu'un voyageur rentre chez lui, il n'a pas le sentiment d'avoir acheté ou gagné sa maison. Il rentre à la maison, tout simplement. Dès que vous pensez avoir obtenu quelque chose de la méditation, sachez qu'il s'agit d'une illusion supplémentaire. Vous êtes entré dans la maison d'un autre. C'est une imposture de plus.

On se sert du mental pour découvrir l'esprit, pour y accéder, y retourner, y être... Plutôt que de le dompter ou de le torturer, essayons de comprendre son fonctionnement, puis de l'utiliser à notre avantage. Le mental nous permet seulement d'apprendre et d'exécuter les gestes nécessaires au dhyâna. Ensuite, il n'est plus très utile. Quand dhyâna est là, le mental peut se reposer : il a fait son travail.

Toutes les souffrances d'une vie peuvent disparaître en quelques minutes. Il suffit de laisser le mental retourner en Claire-Lumière. Et même si dhyâna s'effondre ensuite, et que reviennent peines et perturbations, il est marqué de son sceau et connaît la voie.

Bon appétit!

Une des causes majeures de la misère, de la souffrance et de l'aliénation dans le monde est le fait que les humains mangent les autres, des êtres sensibles tout comme eux. En quoi le statut d'humain pourrait-il donc être valorisé et porté au plus haut niveau de la Création?

Laying-hens-pict-3.jpg Manger les autres est :

- polluant en raison des moyens énergétiques colossaux nécessaires à la production de viande.

- appauvrissant en raison de la confiscation aux pays pauvres des productions céréalières au profit de la nourriture des animaux : les céréales produites pour fournir un seul steak pourraient nourrir près de 20 personnes.

- destructeur de la Nature en raison du déboisement nécessaire pour répondre à la demande croissante de terres cultivables (pour produire de céréales).

- dégradant et indigne des humains en raison des tortures infligées à autrui (maladies et mutilations en espace concentrationnaire, stress, altérations génétiques, meurtres automatisés...)

- inutile car tout le nécessaire à la survie de l'espèce est abordable dans les végétaux qu'il est à peine besoin de cultiver.

- abrutissant et déprimant en raison de la transmission dans le corps subtil des humains de l'énergie des multiples souffrances animales.

- générateur d'épidémies à prion de moins en moins contrôlables (Kreutzfeldt-Jacob, "pestes" animales...)

- générateur de maladies personnelles : allergies, colopathies, aérophagie, cancer du colon, déséquilibre hormonal, développement de putrides...

- impliqué dans la disparition graduelle de la barrière de l'espèce.

- économiquement contre-performant (enfin pas pour tout le monde!) en raison des dépenses de santé générées par les maladies induites, ce qui fait le bonheur des laboratoires pharmaceutiques.

- ingérable sur le plan de l'éducation : comment expliquer à son bambin que la jolie poule toute douce (si jamais il en vit une!) et qui sent bon le foin sous ses ailes est maintenant dans son assiette pour être mangée?

- inconciliable moralement avec l'amour et l'intérêt pour autrui.

Liste non-exhaustive...

lundi 21 juin 2010

Raffiner le mental

tumo.jpgNous avons tous un "moi ordinaire" que nous ne connaissons pas très bien mais avec lequel nous devons vivre vingt-quatre heures par jour. Nous avons aussi un "moi extraordinaire" que nous connaissons encore moins et avec lequel nous vivons aussi vingt-quatre heures par jour! Le second se dévoile quand le premier s'efface. C'est pourquoi, lors de la méditation, nous devons laisser le mental (organe du "moi ordinaire") se déposer, se détendre, se reposer... Sur quoi repose alors le mental? Sur sa base, comme toute chose déposée! Et cette base est notre "moi extraordinaire". Il n'a de qualités que le vide, la luminosité, l'amour. Plus vaste que le ciel, plus proche de soi que les cils ne le sont des yeux, il est continûment disponible. Mais (le dirais-je assez?) ce n'est pas une chose. Ce n'est pas quelqu'un.

En revanche, nous ne méditons sans-doute pas vingt-quatre heures par jour car il est impossible de contraindre le mental en lui imposant quelque chose de l'extérieur. Les législateurs et les religieux s'y sont tous cassés les dents! Cela peut fonctionner un moment, puis la tension ou au contraire l'ennui finissent par s'installer, ce qui nous plonge parfois dans des situations détestables. Mais en raffinant le fonctionnement du mental, en le libérant peu à peu de ses obsessions, de ses névroses, cancers et autres misères, il se dépose et un jour la Lumière luit. Raffiner le mental est un travail très spécifique. Il diffère en essence de toutes les activités mentales et intellectuelles que nous connaissons et pratiquons depuis toujours. C'est pour cette raison que le raffinage du mental est difficile. C'est un peu l'aventure, l'inconnu, l'immersion progressive dans une grotte sans fond ni contours.

Si vous raffinez du pétrole, au dernier stade il n'en reste plus rien. Si vous raffinez le mental arrive aussi un moment où il n'y a plus rien! Ce "rien", débarrassé de toute fabrication, concept, altération... est notre état naturel, pure conscience, joie sans limite, énergie indomptable. Le "rien" de la Claire Lumière est vide, mais ce n'est pas le néant. Il est dit : "Ne vois pas le Vide comme le néant..." Cela signifie que, lorsque le néant est lui-même vidé de son propre concept, le vide est tout autre chose que ce que nous pourrions imaginer. C'est le contenu même de la conscience éveillée, c'est ce "moi extraordinaire" qui d'ailleurs n'est pas un "moi" et reste des plus ordinaire!

Grâce au dhyâna (shiné par exemple), le mental goûte au samâdhi, il se repose de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps dans l'espace savoureux du vide aimant de Rigpa ou Claire Lumière. Un jour, raffiné et habitué à "cela", il connaît et reconnaît la vraie nature de l'esprit. Le "moi ordinaire" et le "moi extraordinaire" coïncident et il n'y a plus rien à faire pour soi. Est-ce la fin du voyage? Non, le début je crois. Le début d'une solidarité toute englobante et cosmique, le début de l'amour universel sans-cesse ravivé par le frémissement subtil de la Chaleur (Tumm'o)

mercredi 9 juin 2010

Date du prochain atelier

Comme prévu, la prochaine session de l'atelier de méditation aura lieu dimanche 13 juin à 10H chez Sandra.

vendredi 4 juin 2010

Moi pas content

J'adorais Paul Mc Cartney des Beatles et les films de David Lynch. Mais beaucoup moins maintenant. Ces deux compères militent aujourd'hui avec rage pour faire entrer l'enseignement de la m.t. dans les programmes scolaires des Etats-Unis, et pourquoi pas du monde entier. Si ça marche, on aura la chance de côtoyer de bons petits gros américains bien détendus et dociles dans les prochaines années!

Ca vous intéresse? C'est 1200€ pour apprendre à méditer avec m.t.

Autrement, juste pour respirer, marcher dans la rue, regarder les étoiles... il suffit de payer ses impôts.

Ne laissez pas les scientistes, pharmaciens et les Etats s'emparer du dernier rempart de votre intimité! A l'Atelier, on vous attend pour mettre vraiment les mains dans le cambouis (du bonheur?) avec absolument aucune garantie de résultat! Pas d'encéphalogramme, pas de pensée positive, pas de belles théories, pas de promesse, pas d'espoir... Que du cambouis, je vous dis!

Note 1 : m.t. c'est quoi? A vous de trouver. Je ne veux pas que Google référence ce billet avec m.t.

Note 2 : évidemment que je suis "mille fois pour" que les enfants apprennent la méditation. Mais pas comme-ça. Ah non!

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http://www.wikio.fr